Avoir la bougeotte

Un corps agité traduit un esprit agité 

Par l'astro-chirologue Guylaine Vallée

 

Il est difficile de ne pas remarquer quelqu’un qui a la bougeotte—ceux qui ne semblent pas pouvoir tenir en place, qui n’arrêtent pas de pianoter sur leur bureau, qui tapent du pied sous la table, qui balancent les bras sans aucune raison apparente, secouent la jambe, se tournent les pouces, et font craquer leurs jointures, sans oublier une douzaine d’autres habitudes agaçantes faisant partie du répertoire de ceux qui ont la bougeotte.

Ces tics peuvent être énervants pour les autres, mais pour celui qui a un tic, c’est un signe de déséquilibre entre les trois systèmes d’énergie – corps, mental et cœur. Bouger sans cesse dénote une agitation mentale chronique, un sentiment d’être mal dans sa peau, une irritabilité émotionnelle ou l’anxiété, l’agitation et la peur. Bref, la bougeotte exprime physiquement l’inquiétude mentale—nous ne sommes pas en paix et donc loin d’éprouver la joie.

Excès de Mercure

Selon l’ayurvéda, système de médicine holistique de l’Inde, cet état dérive souvent d’un excès d’énergie de la planète Mercure et de l’élément associé à Mercure, l’éther. On fait souvent référence à cette condition comme étant un « dérangement vata », qui peut drainer notre force vitale et donner naissance à une foule de malaises physiques et psychologiques.

La présence d’un bon Mercure dans notre carte astrologique (et dans notre main) nous donne la capacité de comprendre le sens de tout ce que nous entendons et de deviner ce que notre cœur  (et le cœur des autres) nous murmure et, si nous sommes véritablement à l’écoute, nous pourrons entendre les messages mystiques de l’univers qui flottent dans l’éther. Cependant, un excès d’énergie mercurienne surcharge notre système; c’est un peu comme écouter 500 émissions de télévision en même temps avec le volume au maximum. Tôt ou tard, tout ce bruit remplit notre mental de parasites incessants à tel point qu’on ne peut plus s’entendre penser ou écouter notre cœur—et ça, c’est bien assez pour nous donner la bougeotte!

 

Remède :

On peut guérir cette habitude en développant le calme mental et physique. La méditation, les mantras et les mudras, des nuits régulières de sommeil réparateur, des exercices apaisants comme le yoga et le Tai Chi, et une alimentation saine et naturelle feront des merveilles pour vous aider à calmer l’excès d’énergie mercurienne et vous défaire de la bougeotte.

Alors la prochaine fois que vous aurez envie de vous tourner les pouces ou de taper du pied à table, récitez plutôt le mantra de Mercure tout en pratiquant le mudra Buddhi. Comment faire? Joignez le bout de votre pouce au bout de votre petit doigt tout en récitant silencieusement le mantra de Mercure : Aum Budhaya Namaha. Vous éprouverez rapidement un sentiment de calme.

 

AUTEURE

Guylaine Vallée est enseignante et consultante chez Birla Védique International. Dans ses 35 années à titre de chirologue professionnelle, elle a aidé des milliers de  clients à mieux vivre et a inspiré des dizaines de milliers de gens par ses conférences en Amérique du Nord et ses apparitions à la radio et à la télévision.

Guylaine est l’auteure de Du bonheur plein les mains : les joyeuses aventures d’une chirologue professionnelle, écrit en collaboration avec Steve Erwin, journaliste primé et auteur du livre à succès du New York Times Left to Tell.

 

NOUVEAUTÉCet automne, Guylaine animera un Défi / Webinaire hebdomadaire :

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L’homme en pantoufles - Partie III

Par l’astro-chirologue Guylaine Vallée

 

À mon arrivée au centre il y a plus de 30 ans, c’était le chaos dans mes mains et mon mental; mes pensées et mes émotions s’éparpillaient dans tous les sens. Mon chitta (substance mentale / émotions) résonnait constamment dans ma tête comme une alarme d’incendie détraquée et mes vrittis (ondes mentales volatiles et des tourbillons émotionnels qui perturbent notre équilibre et érodent notre tranquillité d’esprit) tournoyaient follement. J’étais distraite, je manquais de concentration et j’étais sujette aux sautes d’humeur. Heureusement, Ghanshyam est un expert en chirologie védique extrêmement perspicace. Il a analysé mes mains et identifié mes problèmes avec l’habileté d’un radiologue chevronné. « Ton mental est agité et tu dois le calmer. Je te suggère de lire Patanjali ... la sagesse des Yoga Sutras t’aidera à te concentrer . . . à calmer tes pensées et à canaliser ton énergie. »

Encore une fois j’ai écouté les conseils de Ghanshyam et une fois de plus, il était en plein dans le mille. Je reconnais que le texte des Yoga Sutras n’était pas facile (les traductions modernes sont plus accessibles), mais ils recèlent un sens si profond et offrent tant de niveaux de connaissances transformatrices que je ne pouvais pas m’arrêter de lire. Et l’impact de toute cette information a réellement changé ma vie. J’ai commencé à me concentrer, à observer les fluctuations de mon mental et à étudier mes pensées et mes perceptions afin de vérifier la véracité et la validité de tout ce que j’avais présumé être vrai jusqu’à présent. J’ai appliqué la même méthode d’analyse à mes souvenirs. Cela m’a aidé à me défaire de nombreuses fausses croyances et attachements de l’ego qui m’empêchaient d’avancer. Les paroles et les actes d’autrui qui, autrefois, m’avaient tellement blessée et avaient entraîné tant d’agitation étaient maintenant vus d’une perspective plus juste. À ce moment-là, ils perdaient tout leur mordant et ne me dérangeaient plus.

Au fur et à mesure que ma concentration s’améliorait, je parvenais à mieux me comprendre. Je pouvais diriger mon mental afin d’atteindre deux de mes objectifs immédiats : étudier la chirologie et apprendre l’anglais. (Certains de mes professeurs au primaire me tapaient sur les doigts avec une règle quand je prononçais mal un mot anglais. Ce mauvais souvenir (samskara) s’est gravé dans mon cerveau et a créé un blocage mental et émotionnel quand venait le temps d’apprendre l’anglais ou de le parler. Chaque fois que j’essayais de dire quelque chose en anglais, mon ego se révoltait et mes vrittis faisaient des ravages!)

Cependant, avec une meilleure concentration, mes pensées devenaient plus neutres, et dès que mes vrittis ont cessé de dicter mes actions, j’ai pu prendre le contrôle de mon ego. J’agissais plus volontairement au lieu de réagir, ce qui me permettait de mieux gérer mon imagination. Au lieu de la laisser m’emporter dans les scénarios les plus noirs et des crises de panique, j’ai appris à la diriger vers la créativité et le positivisme. J’ai réussi à surmonter les souvenirs négatifs de mes professeurs et à apprendre l’anglais en traînant toujours avec moi mon dictionnaire de poche et en me concentrant à apprendre un mot par jour. Et en me concentrant entièrement sur mes études, les secrets de la chirologie se sont ouverts à moi!

Enfin, pour renforcer les gains que j’avais réalisés, je me suis assurée d’avoir le plus souvent possible un sommeil profond et réparateur au lieu de rester étendue à me tracasser et à fixer le plafond jusqu’à l’aube. Quelle différence! Une fois que mon mental et mes humeurs se sont calmés, j’ai pu profiter d’un bien plus grand calme émotif et mental qui n’a pas échappé à Ghanshyam. Satisfait de mon nouvel état d’esprit, tellement plus calme et heureux, Ghanshyam m’a lancé en souriant : « Tu fais des progrès ! ». Il était particulièrement heureux du fait qu’après seulement un an au centre, je maîtrisais suffisamment l’anglais et la chirologie pour donner des consultations à Toronto avec succès. Ma capacité à me concentrer m’a rapporté d’énormes dividendes!

Et, bien entendu, tout cela s’est reflété dans les lignes de mes mains. Dans mes empreintes « avant », prises lors de ma première consultation avec Ghanshyam, on peut voir que ma ligne de tête était plus courte, tout comme ma ligne de cœur. Cela se traduisait dans le tumulte mental et émotif qui m’habitait. Mais, dans les empreintes « après » prises plusieurs mois plus tard, ma ligne de tête s’est considérablement allongée. Mais ce n’est pas tout : grâce a un état d’esprit plus calme et plus concentre, ma ligne de cœur a développé trois branches, un signe que je parvenais à atteindre Chit, cet état de conscience paisible où nous parvenons à aller à la rencontre de notre véritable « moi » où nous sommes inspirés par la puissance de Sat! J’ai commencé à ressentir la douceur de mon âme à travers toutes mes pensées et mes actions.

 

AUTEURE

Guylaine Vallée est enseignante et consultante chez Birla Védique International. Dans ses 35 années à titre de chirologue professionnelle, elle a aidé des milliers de  clients à mieux vivre et a inspiré des dizaines de milliers de gens par ses conférences en Amérique du Nord et ses apparitions à la radio et à la télévision.

Guylaine est l’auteure de Du bonheur plein les mains : les joyeuses aventures d’une chirologue professionnelle, écrit en collaboration avec Steve Erwin, journaliste primé et auteur du livre à succès du New York Times Left to Tell.

 

NOUVEAUTÉ : Cet automne, Guylaine animera un Défi / Webinaire hebdomadaire :
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L’homme en pantoufles - Partie II

Par l'astro-chirologue Guylaine Vallée

Extrait de Du bonheur plein les mains : Les joyeuses aventures d’une chirologue professionnelle

 

Ghanshyam s’est concentré sur mes empreintes et a commencé à pointer son stylo sur différentes lignes.

« Vous voyez ici, votre ligne de destinée est fragmentée, votre ligne du Soleil est à peine visible, votre pouce est trop proche de votre doigt de Jupiter, et juste au-dessous… votre mont de Jupiter est faible et votre Vénus manque d’équilibre. »

J’étais déconcertée par tous ces détails, ne comprenant pas un traitre mot des aspects techniques de la chirologie. Je ne savais pas encore que nous avons tous une main dominante (celle avec laquelle nous écrivons) qui révèle notre conscient et indique là où nous en sommes dans notre vie et dans ce que nous voulons accomplir, et une main non dominante qui montre notre subconscient et dénote d’où nous venons et les expériences que nous avons vécues, ni que la façon dont nous tenons le pouce indique notre degré de volonté et de confiance en nous. Le débit des données était vertigineux, mais quand Ghanshyam a terminé sa première analyse, ses conclusions étaient cruellement exactes.

« Vous avez 12 faiblesses qui vous bloquent. Elles nuisent à votre épanouissement spirituel et rendent votre destinée incertaine. Comme vous êtes mal à l’aise dans le monde, vous vous refermez sur vous-même et ça vous rend malheureuse. »

Puis, il a rapidement écrit dix de ces faiblesses sur la feuille, dans l’espace entre mes deux empreintes.

  • Manque de décision
  • Manque de volonté
  • Manque d’orientation
  • Manque de discipline
  • Manque de motivation
  • Manque d’inspiration
  • Manque de ténacité
  • Manque de méditation
  • Manque d’exercice
  • Manque de travail intellectuel ou spirituel qui pourrait vous donner l’espoir, la confiance, la foi et un sentiment d’identité.

 

Il a hésité un moment puis, en haut de la page, il a ajouté celles qui, d’après lui, étaient mes principales faiblesses : manque de conviction et manque de confiance en soi.

« Vous avez une bonne ligne de tête, une grande intelligence. Je suis sûr que vous allez réussir dans votre carrière. Mais, a-t-il ajouté en secouant la tête, vous continuerez probablement à ressentir le même vide. »

Il a tapé avec son stylo sur l’empreinte au centre de ma paume gauche.

« Votre ligne de destinée suggère que vous pourriez trouver ce qui vous rendra heureuse, mais pas avant le début de la quarantaine. »

Oh mon Dieu, je dois vivre comme ça pendant encore 20 ans? Je n’osais pas imaginer le désespoir de vivre malheureuse aussi longtemps

Les larmes roulaient le long de mes joues. Ghanshyam, qui avait été très calme et respectueux pendant la consultation, m’a tendu une boîte de papiers mouchoirs.

« Ne vous inquiétez pas, les lignes de nos mains ne sont pas gravées dans la pierre. Ce n’est pas de la divination. Nos paumes nous montrent ce que nous devons changer dans notre vie pour trouver le bonheur. Lorsque nous apportons ces changements, les lignes de nos mains changent elles aussi. La véritable chirologie ne vise pas la prédiction, mais la prévention et l’épanouissement! », m’a-t-il assuré avec le même sourire que lorsqu’il m’avait accueillie.

« Mais j’ai une question pour vous, Guylaine : voulez-vous changer ou voulez-vous rester la même? »

« Je veux changer, Ghanshyam », ai-je dit en sanglotant.

« Parfait! Eh bien, vous allez effectivement changer!, a-t-il annoncé joyeusement, ouvrant les bras et éclatant d’un rire sonore. Ça fait toute la différence! »

Il a de nouveau fixé son regard sur moi, perdu dans ses pensées pendant quelques instants. Puis il a repris son stylo et a écrit « 12 MONTHS » (12 mois) sur la feuille, au-dessus de mes empreintes.

« Vous avez une mission dans la vie; vous allez être au service de nombreuses personnes. Mais votre mission ne commencera pas avant un an, pas avant que vous soyez prête. »

Mon cœur battait tellement fort que tout ce que j’ai pu entendre pendant quelques secondes était un battement sourd dans les oreilles. Et puis j’ai saisi le sens de ses paroles comme un écho : Vous aurez une mission dans la vie; vous allez être au service de nombreuses personnes.

Les paroles de Ghanshyam étaient un baume sur mon âme en peine.

Il a suggéré des mesures que je pourrais prendre pour « m’ouvrir » et me préparer à ce que la vie me réservait. Il a expliqué que certains gemmes et métaux remédiaient aux déséquilibres du système énergétique du corps et favorisaient la croissance spirituelle. Il m’a donné une liste des pierres précieuses à acheter et m’a conseillé de lire Autobiographie d’un Yogi, de Paramahansa Yogananda. Ghanshyam a pointé vers l’image de l’homme en tunique orange au-dessus de son bureau, qui semblait veiller sur moi depuis mon arrivée dans la pièce.

« Le livre de Paramahansa pourrait beaucoup vous aider », a déclaré Ghanshyam, puis il a recommandé que je revienne toutes les deux semaines pour cinq séances.

« Nous allons concevoir ensemble un programme qui vous aidera à rehausser votre confiance en vous et à apporter les changements dont vous avez besoin pour trouver la joie du cœur et la paix de l’esprit. Et puis vous verrez, Guylaine, vous allez attirer l’amitié, la confiance et l’amour dans votre vie! Qu’en pensez-vous! »

Ghanshyam avait plongé au plus profond de mon cœur pendant l’heure qu’avait duré la consultation et, quand il est venu vers moi pour me serrer très fort dans ses bras, ce que j’en viendrais à adorer, je voulais me glisser dans ses pantoufles.

« Ne vous inquiétez pas, tout ira bien », a-t-il promis.

Cet homme que je n’avais jamais rencontré auparavant, qui était venu d’un autre continent et d’une culture différente, m’avait profondément touchée comme jamais personne n’avait pu le faire.

J’étais certaine que ma vie était sur le point de changer et, quand j’ai quitté son bureau, j’ai ressenti quelque chose que je n’avais pas éprouvé depuis longtemps : j’étais heureuse . . .

 

Partie III : À suivre le mois prochain.

 

AUTEURE

Guylaine Vallée est l’auteure de Du bonheur plein les mains : les joyeuses aventures d’une chirologue professionnelle, écrit en collaboration avec Steve Erwin, journaliste primé et auteur du livre à succès du New York Times Left to Tell.

Guylaine est le coach des Programmes Défis de 90 jours.

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L’homme en pantoufles - Partie I

Par Astro-chirologue Guylaine Vallée

Extrait de Du bonheur plein les mains : Les joyeuses aventures d’une chirologue professionnelle

 

Le matin de mon rendez-vous, je me suis réveillée plus impatiente et plus enthousiaste que je l’avais été depuis des mois.

Serait-ce le jour où je découvrirais enfin ce que je cherchais?

J’ai revêtu mes vêtements parisiens les plus colorés, y compris un pantalon en cuir bleu électrique qui allait si bien avec ma coupe garçonne décolorée. Le tout était couronné par un sac transparent avec un énorme poisson en plastique à l’intérieur : une pièce unique de Paris!

Le Centre de Chirologie était dans le quartier Westmount de Montréal et, pendant le long trajet en autobus de la ligne 24, j’ai songé à des questions à poser au chirologue, questions que j’ai immédiatement oubliées quand je suis arrivée au 351, avenue Victoria et que j’ai vu l’enseigne : Centre de Hast Jyotish Birla.

Lorsque j’ai ouvert la porte, un doux carillon de chants d’oiseaux m’a accueillie puis accompagnée à la réception en haut de l’escalier, qui embaumait l’arôme apaisant de l’encens. C’était comme si je venais de monter au ciel.

Une femme aux longs cheveux noirs, nommée Lydia, est venue me chercher et m’a conduite à un évier. À l’aide d’un petit rouleau en caoutchouc, elle m’a recouvert les mains d’encre noire. Elle a ensuite appuyé chacune de mes mains sur une feuille de papier blanc. Et soudain elles sont apparues : mes empreintes! Comment pouvais-je savoir que je découvrais mes deux nouvelles meilleures amies? Des amies qui détenaient les secrets de mon passé, recelaient la voie de mon avenir et renfermaient la clé permettant d’accéder aux deux. La première fois que j’ai vu mes empreintes, j’ai trouvé mes doigts tordus et mes mains énormes. Je me sentais un peu vulnérable, sachant que mes mains—et tout ce qu’elles pourraient révéler sur moi—seraient bientôt scrutées par les yeux d’un expert.

De retour au Québec

Ça y est, c’est le moment de vérité.

J’ai nettoyé mes mains et je me suis assise pour attendre ma consultation. Quelques minutes plus tard, Ghanshyam est entré dans la pièce. J’ai été frappée par son air digne dans son costume beige de style Nehru et… ses pantoufles! J’étais étonnée que quelqu’un puisse se sentir suffisamment à l’aise pour porter des pantoufles au travail. Il avait une fine moustache noire et des yeux bruns et pénétrants qui se sont mis à briller comme des bougies d’anniversaire tandis qu’il m’enveloppait d’un sourire chaleureux.

Mon Dieu! Il est encore plus beau qu’avant, pensais-je, secouée par une puissante vague de déjà-vu. Guylaine, ne sois pas stupide! C’est la première fois que tu le rencontres!

« Bonjour, bonjour, je suis tellement heureux de vous rencontrer! », a déclaré Ghanshyam avec son accent aux rythmes de l’Inde. Il a pris mes mains dans les siennes et les a serrées avec une affection tellement authentique, que j’avais l’impression de retrouver un vieil ami. Il rayonnait d’une gentillesse et d’une bonté sans égales qui m’ont immédiatement mise à l’aise.

« Ma chère, venez avec moi, s’il vous plaît. »

Je l’ai suivi dans son bureau, où se dressait une armoire remplie de livres sur la chirologie et l’astrologie; beaucoup d’entre eux, qui semblaient avoir été lus et relus, affichaient des titres dans des langues que je ne reconnaissais pas. Le grand portrait d’un homme indien en tunique orange dominait le bureau de Ghanshyam. Le visage de l’homme était serein et ses yeux étaient mi-clos, comme en transe. Ses bras levés, paumes ouvertes, semblaient me bénir au moment où je me suis assise.

Comme Ghanshyam ne parlait pas français et que mon anglais se limitait à : « How are you today? », une interprète s’est jointe à nous pour la consultation. Elle m’a informée que Ghanshyam pratiquait la chirologie védique, forme de chirologie indienne traditionnelle qui vient des anciens textes sacrés hindous appelés les Védas.

Ghanshyam a placé mes empreintes sur le bureau, à côté de mon thème astrologique qu’il avait préparé avant mon arrivée. J’ignorais que l’astrologie était liée à la chirologie, mais j’ai appris que ce sont des sciences jumelles et que Hast Jyotish est une expression combinant deux mots sanskrits : Hast, qui signifie main, et Jyotish, qui signifie lumière. Donc Hast Jyotish décrit la lumière de nos planètes qui se reflète dans nos mains.

Après avoir étudié mon thème et gribouillé toutes sortes de notes et de signes sur mes empreintes, en utilisant différentes couleurs, Ghanshyam a levé le regard vers moi; ses yeux bruns brillaient d’une telle intensité que je sentais qu’ils plongeaient dans mon âme.

« Alors, on commence? » Il avait le ton d’un médecin compatissant qui vient d’examiner les radiographies d’un patient et doit annoncer à la fois les bonnes et les mauvaises nouvelles.

« Vous êtes à la recherche de Dieu et cette quête dure déjà depuis longtemps, a-t-il déclaré, mais vous n’avez pas encore fait de lien spirituel. Vous êtes malheureuse parce que vous êtes coincée et vous ne savez pas où aller, ce qui fait que vous vous sentez perdue et seule. Vous n’arrivez pas à décider quoi faire, et votre vie n’a pas de sens ni d’objectif. Êtes-vous d’accord avec ce que je dis? »

J’étais trop sidérée pour parler. Il savait exactement ce que je ressentais depuis dix ans, comme s’il m’avait connue toute ma vie. J’ai hoché la tête.

Il s’est ensuite concentré sur mes empreintes et a commencé à pointer son stylo sur différentes lignes . . .

 

Partie II : À suivre le mois prochain.

AUTEURE

Guylaine Vallée est l’auteure de Du bonheur plein les mains : les joyeuses aventures d’une chirologue professionnelle, écrit en collaboration avec Steve Erwin, journaliste primé et auteur du livre à succès du New York Times Left to Tell.

Guylaine est le coach des Programmes Défis de 90 jours.

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La pureté du cœur de Sœur Margaret

Par l'astro-chirologue védique Guylaine Vallée

Extrait du Défi de 90 jours sur la ligne de cœur

La compréhension des cinq états du cœur, décrits par Sri Yukteswar dans son livre La science sacrée, a aidé tant de mes clients à trouver l’amour et m’a été tellement utile dans ma propre vie, que je consacre un chapitre complet à les explorer dans le Défi de 90 jours sur la ligne de cœur. Je crois vraiment que cela vous donnera un aperçu plus approfondi de l’évolution du cœur, vous inspirera autant qu’il m’a inspirée et vous aidera immanquablement dans votre quête en vue de créer une vie pleine d’amour!

Quand nous accédons à l’état pur du cœur, notre connexion à l’esprit de l’amour pur intérieur s’approfondit et nos mécanismes de défense, blocages et sentiments d’être séparé des autres disparaissent. Nos besoins et désirs personnels, qui nous éloignent de notre cœur, s’évaporent, permettant ainsi à notre centre du cœur de s’ouvrir complètement.

Sri Yukteswarji décrit également l’état pur comme l’état propre du cœur, car le cœur est débarrassé de tout ce qui l’empêchait d’exprimer complètement l’amour inconditionnel. Dans cet état, nous ressentons une union complète avec Dieu, l’univers et n’importe quel autre cœur humain. Nous comprenons avec une certitude absolue que nous sommes tous connectés : nous ne sommes pas une vague individuelle dans la mer; nous faisons partie du vaste océan de l’humanité, et l’humanité fait partie du cosmos infini.

Nous réalisons ce que la philosophie védique a toujours affirmé et que la physique quantique n’a découvert que récemment, à savoir que toute matière est une illusion. La seule chose dans notre vie qui est éternelle est l’énergie qui nous compose et qui passe continuellement d’une forme à l’autre tout en restant éternellement connectée. Cette énergie transporte notre conscience au-delà de l’espace et du temps. Essentiellement, la réalité n'est pas ce que nous voyons, mais plutôt un état d’unité infinie sur laquelle toute vie est tissée.

Comme Joni Mitchell le chantait dans les années 1960, We are stardust... Billion-year-old carbon (Nous sommes de la poussière d’étoiles... Du carbone vieux d’un milliard d’années). Dans ce corps humain formé de carbone, notre conscience — notre âme — est infinie, éternelle et illimitée. Nous acceptons cette vérité dans l’état pur du cœur, où nous vivons une communion parfaite avec toutes les autres âmes.

Bien sûr, l’état pur du cœur n’est pas facile à atteindre pour de simples mortels comme nous. Aimer parfaitement est un processus : c’est un voyage que nous faisons tout au long de notre vie et probablement tout au long de nombreuses vies. Mais c’est le seul voyage qui compte vraiment.

Sœur Margaret est un parfait exemple de ce voyage. C’était une cliente de Ghanshyam il y a plusieurs années. Ghanshyam a parlé de cette femme remarquable dans l’un de ses blogues, et je pense que l’histoire se passe d’explications. Voici le blogue :

La pureté du cœur de Sœur Margaret

J’ai rencontré Sœur Margaret il y a une vingtaine d’années à une conférence qu’elle aidait à organiser pour promouvoir le pardon et la réconciliation en vue d’atteindre la paix et l’harmonie entre les peuples et les nations. Femme passionnée approchant des quatre-vingts ans, elle estimait que le pardon était une double bénédiction, profitant à la fois au pardonneur et au pardonné, et elle était la preuve vivante de l’efficacité de cette philosophie.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Sœur Margaret était une jeune religieuse catholique travaillant en milieu rural japonais. Elle a été arrêtée par des soldats japonais et a passé quatre ans dans un camp d’internement dans des conditions abominables. Elle a connu de grandes privations et a été témoin de nombreuses atrocités, mais n’a jamais permis à l’amertume ni à la haine d’endurcir son cœur. Après la guerre, elle est restée au Japon pour prendre soin des orphelins, soigner les blessés et aider à reconstruire le pays. Avant de retourner en Amérique du Nord, elle a passé des années à sillonner l’Asie pour offrir aide et réconfort aux plus démunis.

Quand nos chemins se sont croisés, elle était en train d’accomplir un acte de réconciliation et de pardon personnel. Elle avait invité d’anciens soldats japonais, ses ennemis et ravisseurs d’antan, à participer à sa conférence sur la paix, et elle les avait tous accueillis avec gentillesse et générosité. Quand je lui ai demandé pourquoi elle faisait ça, elle a répondu : « Ghanshyam, nous luttons tous contre l’obscurité, mais nous sommes également tous des enfants de Dieu, éclairés par la lumière divine. C’est notre devoir de laisser cette lumière briller en nous et de l’aider à briller chez les autres. Si nous en faisons notre mission dans la vie, nous serons tous meilleurs, et le monde sera bien plus beau. »

L’altruisme et la sagesse spirituelle de Sœur Margaret m’ont profondément ému; quand j’ai étudié ses mains, je n’ai pas été surpris de trouver une ligne de cœur à trois branches, ce qui est plutôt rare. Elle indique que nous pouvons être connu pour notre disposition aimante et compatissante, et que nous pouvons utiliser notre énorme vision spirituelle pour le bien-être de l’humanité. Quand les trois branches ont la même longueur, cette origine dénote, à plus forte raison, le talent, le succès et peut-être même une grande renommée.

En outre, Sœur Margaret avait un bel anneau de Vénus couronnant sa ligne de cœur. On décrit parfois l’anneau de Vénus comme un sourire divin imprimé en permanence dans nos cœurs. Cet anneau fait de nous une inspiration pour les autres. Idéalement, il forme un arc dans la zone supérieure (sattwa) de la paume reflétant nos nobles intentions. Sa proximité de la ligne de cœur reflète une profonde empathie. Elle révèle également un puissant désir qui nous pousse à exprimer créativement la beauté et l’amour de notre âme. De nombreux artistes, travailleurs humanitaires et personnes œuvrant au service des autres possèdent un anneau de Vénus.

Sœur Margaret a vécu plus de 90 ans et s’est toujours efforcée de promouvoir la paix, l’harmonie, la compréhension et le pardon à l’échelle internationale et interpersonnelle. L’empreinte de sa main, arborant son remarquable anneau de Vénus, est le témoignage durable d’une belle vie, bien vécue.

Selon Sœur Margaret, nous sommes tous « touchés par la lumière divine. C’est notre devoir de laisser cette lumière briller en nous et de l’aider à briller chez les autres. ». Pour atteindre l'état pur du cœur, nous devons illuminer notre vie par l’amour.

 

Pour en savoir plus sur Le Défi de 90 jours sur la ligne de cœur que vous pouvez faire à votre rythme, cliquez ici.

Le cœur consacré de Mona

Par l'astro-chirologue védique Guylaine Vallée

Extrait du Défi de 90 jours sur la ligne de cœur

 

Les cinq états du cœur

Dans son chef-d’œuvre, La Science sacrée, Sri Yukteswar nous dit que, pour évoluer vers l’expression de l’amour parfait, nous devons passer par « cinq états du cœur ». Passer d’un état à l’autre nous rapproche de notre objectif d’amour parfait, qui nous amène progressivement à dissiper les nuages de notre cœur et à atteindre le pouvoir de Sat, l’infini en nous. Sri Yukteswar écrit : « Si nous sommes en mesure de cultiver cette puissante force dominante de l’amour implantée dans notre cœur, nous serons libéré de la détresse des cycles de douleur et de plaisir qui font partie de la vie ». Ce mois-ci, nous explorons le quatrième état du cœur : le cœur consacré.

L’état consacré du cœur

Le quatrième état du cœur, l’état consacré, se caractérise avant tout par la recherche de l’unité entre le cœur, la tête et l’âme. Nous atteignons cet état en restant détaché des circonstances extérieures; en nous efforçant constamment d’exprimer notre amour de façon plus spirituelle et plus expansive; et en reliant notre cœur à notre intuition, ce qui crée un profond sentiment d’unité avec chaque personne et chaque chose.

Dans l’état consacré du cœur, nous ne nous sentons plus déchiré entre ce que les autres veulent que nous fassions, ce que nous pensons devoir faire, et ce que notre âme nous dit qu’il est intuitivement juste de faire. Nous ne sommes ni troublé ni dominé par les circonstances extérieures. Nous sommes libéré de la dualité de la vie et, dans tout ce que nous faisons, nous avons une seule motivation : l’amour.

 

Le cœur consacré de Mona

Ma cliente Mona est un bon exemple d’une personne qui s’efforce d’atteindre l’état du cœur consacré. Physiothérapeute compétente, Mona était aimée par tous ses patients pour son dévouement, sa douceur, son attention et sa gentillesse. C’était également une épouse et une mère dévouée; elle avait beaucoup de bons amis qui comptaient sur ses conseils et sa compréhension et, malgré son horaire chargé, elle prenait le temps de faire du bénévolat dans plusieurs organismes de bienfaisance. Tous ces merveilleux aspects de sa personnalité sont enregistrés dans sa ligne de cœur idéale, qui a des branches égales et ascendantes sur son mont de Jupiter.

Bien que Mona se donne constamment aux autres, sa plus grande préoccupation était de ne pas donner suffisamment et de décevoir les gens. Sa longue ligne de cœur l’incitait à naturellement se fixer des normes élevées, en particulier dans sa façon de traiter et de rejoindre ceux qui l’entouraient. Ces attentes élevées et idéalistes la chagrinaient chaque fois qu’elle pensait avoir déçu quelqu’un ou qu’elle se sentait déçue d’elle-même. Même si ce n’était pas un événement majeur ou une offense flagrante, le simple fait de détecter de la déception dans la voix de son mari quand elle l’appelait pour lui dire qu’un client avait absolument besoin d’elle et qu’elle serait en retard pour le dîner la troublait profondément. Ce n’est pas que son mari était déraisonnable, mais elle s’était fixé des normes tellement élevées qu’elle ne pouvait pas supporter la pensée de lui faire du mal, ou qu’il croie qu’elle était insensible à ses besoins. J’ai dit à Mona qu’en étant aussi dure avec elle-même, elle pourrait se rendre malheureuse. Elle devait accepter qu’elle faisait de son mieux et que ses bonnes intentions et motivations étaient ce qui importait le plus.

Même avec une belle et longue ligne de cœur comme celle de Mona, qui témoigne de ses convictions profondément ancrées à aimer, nous avons besoin d’une ligne de tête tout aussi équilibrée, sinon il y aura un déséquilibre entre nos pensées et nos sentiments. Dans le cas de Mona, sa ligne de tête était trop droite et inflexible, ce qui l’amenait à imposer des exigences trop idéalistes à elle-même et aux autres. Son inflexibilité venait arrêter sa ligne de destinée à la ligne de tête, signe certain qu’elle suranalysait sa façon d’exprimer son amour et se créait des problèmes même quand il n’y en avait pas. Je l’ai encouragée à « lâcher prise et s’en remettre à Dieu », pour mieux écouter ce que son cœur lui disait et ne pas être régentée par des circonstances ou des attentes. Cela permettrait à sa ligne de destinée de dépasser sa ligne de tête, puis sa ligne de cœur, et d’être ainsi moins dure avec elle-même ou déçue par les autres s’ils ne respectaient pas ses normes élevées.

 

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Échapper à l’écart de perception

Les tourtereaux James et Laurie ont à peu près le même âge; aucun fossé générationnel ne les sépare. Malgré ça, James et Laurie ne voient pas le monde (ni leur relation) de la même façon. Leur différence de perception les sépare.

James pense que Laurie devrait comprendre qu’il est fatigué et qu’il a besoin d’un peu de solitude. Selon sa perception, il croit même que Laurie est d'accord pour qu’il prenne du temps pour relaxer et lire le journal. À un moment ou à un autre, il a pourtant bien ressenti le malaise de Laurie face à son comportement. Il se sent donc incompris, jugé, isolé et amer.

Pour sa part, Laurie est contrariée que James ne lui accorde pas toute son attention et tente d’engager la conversation. Sa perception lui laisse croire que James l’ignore délibérément. Laurie en conclue donc qu’elle n’est pas assez intelligente, pas assez jolie ni assez intéressante pour mériter l’amour et l’attention de James. Elle se sent exclue et négligée, et en veut à James d’être aussi égoïste.

Les deux amoureux ont une mauvaise perception l’un de l’autre; les émotions s’enflamment et les esprits pourraient s’échauffer rapidement. Ils doivent trouver une solution avant que leur relation en souffre, avant que ce simple écart de perception devienne un gouffre insurmontable.

Heureusement pour James et Laurie, ils peuvent aisément modifier ce scénario pernicieux en changeant leur façon de voir les choses, en transformant leurs émotions en dévotion. Si Laurie peut mettre de côté ses attentes envers James et se concentrer davantage sur ce qu’il y a de mieux pour lui, elle ne se sentira plus délaissée—bien au contraire, elle se réjouira que James prenne plaisir à lire son journal et à se relaxer. Et si James peut jeter un coup d’œil par-dessus son journal de temps à autre pour demander à Laurie si elle a besoin de quelque chose, elle ne se sentira pas exclue et il sera heureux de savoir qu’elle va bien. Si James et Laurie peuvent faire abstraction de leurs émotions pour se dévouer l’un à l’autre, l’écart de perception s'atténuera et ils seront heureux dans leur petit nid d’amour!

Perdre sa tranquillité d’esprit parce qu’on attend que les mots et les actions des autres —qu’il s’agisse d’un amoureux, d’un patron, d’un parent ou d’un ami— nous apportent le bonheur est un signe que nous ne pensons pas correctement . . . que notre joie ou notre estime de soi dépend des autres. Le bonheur véritable, le contentement et la tranquillité d’esprit ne peuvent venir que de nous. Quand nous les cherchons ailleurs, nous sommes victime de nos désirs changeants, des caprices et de l’humeur des autres, ou des perceptions erronées et du peu de fiabilité de nos sens physiques. Dans un cas comme dans l’autre, nous ne sommes pas centré dans la paix et la spiritualité—le seul endroit où l’amour pur et désintéressé peut s’épanouir, grandir et s’exprimer. Il n’y a aucune place pour la colère, le ressentiment ou la déception dans un cœur aimant, seulement pour le bonheur et la joie. Comme l’a écrit le grand sage Paramahansa Yogananda : L’amour véritable ne s’épanouit que dans le bonheur de l’autre.

Changez votre vie en vous engageant à changer : l’histoire de Bill

Bill était un charmeur né. Enfant, c’était un vrai petit diable, mais il possédait un charisme et un magnétisme tels que les gens étaient attirés par lui. Il avait toujours été extrêmement populaire et avait réussi à vivre ses premières années sans effort, ni lutte, ni but. Avec le soutien financier d’une tante qui l’adorait, il a passé la fin de son adolescence et le début de la vingtaine à papillonner d’une université à l’autre, et d’une fille à l’autre. Sa grande passion était sa liberté et son seul but réel était de faire la fête et d’avoir du plaisir. Mais, à l’âge de 27 ans, la fête a tiré à sa fin; sa riche tante a menacé de lui couper les fonds s’il ne trouvait pas une carrière, et sa petite amie de longue date a fait pression pour qu’il prenne un engagement.

Se sentant acculé et ne sachant pas quoi faire d’autre, Bill a épousé sa petite amie et a accepté un travail ennuyeux dans la vente au détail. Mais à peine avait-il entamé sa lune de miel qu’il a été submergé par le sentiment d’être pris au piège et étouffé par son mariage et son travail. Il est venu me voir complètement affolé.

« Guylaine, les murs se referment sur moi! Je pense sérieusement à quitter mon emploi et ma femme et à partir sans laisser d’adresse. »

« Mais, Bill, ça ne fait que deux semaines que tu es marié!, ai-je observé. Respire à fond, calme-toi et voyons ce que disent tes mains. »

Les premières empreintes de Bill étaient très « rustres », révélant une vie superficielle et puérile. Ses monts, les coussinets de chair au-dessous des doigts qui reflètent notre développement spirituel et émotionnel, étaient extrêmement rudimentaires. Et, à l’exception des lignes de cœur, de tête et de vie, ses empreintes étaient pratiquement dépourvues de tout autre signe ou ligne. Cela indiquait clairement qu’il vivait dans l’insouciance, n’avait pas réussi à développer ses dons et talents naturels, n’avait pas grandi en tant que personne et n’avait aucune conscience spirituelle.

Lorsque Bill a été contraint de renoncer à ses passe-temps et de faire face à ce qu’il était vraiment, il n’a pas aimé ce qu’il a vu et, effrayé, il a voulu fuir.

Pourtant, la texture des paumes de Bill était comme un terrain en friche et montrait qu’il était prêt à explorer les aspects plus profonds de lui-même : il avait simplement besoin d’un peu d’encouragement.

« Écoute, Bill, lui ai-je dit. Tu as le choix : tu peux décider de fuir ta femme et ta vie mais, où que tu ailles, tu ne peux pas échapper à ce que tu es, et tu pourrais passer ta vie à courir. Si tu veux vraiment changer ta vie, tu dois te changer toi-même. »

« Mais je ne pense pas pouvoir changer, Guylaine, a gémi Bill. J’ai toujours été comme ça, irresponsable. Je suis ce que je suis. »

Bill et moi avons eu une longue discussion sur la façon dont la chirologie sert de pont entre la sagesse de la philosophie védique de l’Inde antique et la nouvelle science de la neuroplasticité, les deux étant capables de changer nos vies. Les Védas nous enseignent comment transformer nos pensées et nos perceptions en recherchant l’illumination personnelle et spirituelle; la neuroplasticité prouve que, peu importe notre âge, notre cerveau est plastique, c’est-à-dire modifiable, et en changeant nos pensées, nous pouvons réellement rétablir les circuits physiques de notre cerveau. En d’autres termes, nous sommes en mesure de modifier notre entière perspective de la vie. La chirologie illustre l’efficacité de ces deux techniques en nous montrant ce que nous devons changer et en assurant le suivi de ces changements. À mesure que nous changeons nos pensées et nos attitudes, les lignes et les signes de nos paumes changent aussi, ce qui nous permet de surveiller et d’orienter nos progrès.

J’ai encouragé Bill à entamer un programme de mantras, de méditation et de pleine conscience, et à réciter des affirmations chaque matin. Il a lentement commencé à lâcher la poursuite des plaisirs émotionnels en établissant et en atteignant des objectifs de valeur et de substance durables, en particulier, se laisser guider par un amour désintéressé et respecter la loyauté, la bonté, la famille et la foi.

Dans ses empreintes « après », nous pouvons voir que Bill a beaucoup plus de lignes et signes positifs, y compris une profonde ligne d’union, ce qui reflète son amour et sa dévotion pour son épouse. Bill et sa femme ont fondé une entreprise prospère et ont eu plusieurs enfants. Ils ont récemment célébré un très joyeux 25e anniversaire de mariage.

 

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Comment changer notre destinée par l’amour et le pardon

Charles est venu me voir peu de temps après avoir été trahi par la personne qu’il aimait le plus et en qui il avait le plus confiance.

« Comment mon propre père a-t-il pu me faire ça, Guylaine? C’était un véritable coup de poignard dans le dos! »

Charles venait d’une longue lignée d’entrepreneurs prospères, et sa famille possédait et exploitait des usines au Canada et aux États-Unis. Seul fils de la famille, il avait été formé depuis son plus jeune âge à jouer un rôle de premier plan dans l’entreprise. Peu de temps après avoir obtenu son MBA, Charles a été nommé par son père vice-président principal responsable de l’exploitation.

Charles a accepté ce rôle avec enthousiasme et gratitude. Il n’avait jamais été plus heureux et, en quelques mois, il a introduit de nouveaux modèles d’affaires et des innovations techniques qui ont stimulé de façon spectaculaire la productivité et les bénéfices. Pourtant, au lieu d’être fier de son fils, le père de Charles se sentait menacé : il a congédié Charles et l’a remplacé par la sœur cadette de Charles.

« Jamais, au grand jamais, je ne pourrai pardonner à mon père ce qu’il m’a fait, s’est exclamé Charles, pas tant que je vivrai. Il m’a trahi et humilié et il a détruit ma carrière. Qui pourrait embaucher quelqu’un qui s’est fait mettre à la porte par son propre père? » Il tremblait de rage quand j’ai pris sa première série d’empreintes.

J’ai vu que sa ligne de destinée était assez courte et très faible, ce qui suggérait que quelque chose l’empêchait de trouver le but de sa vie. Je me doutais bien que ce « quelque chose » était l’amertume qu’il éprouvait pour son père.

J’ai préparé le thème natal d’astrologie védique de Charles pour avoir une meilleure idée de la situation entre lui et son père.

Charles chart« Regarde ça, Charles, ai-je dit en lui montrant sa neuvième maison. La neuvième maison reflète à la fois notre chance et notre relation avec les enseignants et mentors importants dans notre vie, à commencer par notre père. Saturne gouverne ta neuvième maison et, par bonheur, Saturne est en Taureau dans ta première maison. C’est de très bon augure parce qu’il transmet toute la bonne fortune de la neuvième maison à ta première maison, la maison qui symbolise la personnalité et le but dans la vie. Mais Saturne est aussi la planète qui impose des leçons spirituelles profondes et parfois très difficiles. Comme Saturne est dans ta première maison, liée à la neuvième maison du père, ton thème natal indique que ton père a un grand rôle à jouer dans ta vie et dans ton développement spirituel. »

Charles m’a regardée d’un air absent, puis il a dit. « Mon père n’existe plus pour moi; je ne lui pardonnerai jamais et je ne le laisserai jamais jouer un rôle dans ma vie. »

La véhémence de sa déclaration ne m’a pas surprise; en plus de Saturne dans la première maison, il y avait Mars, un ennemi de Saturne, ce qui expliquait en partie le fossé entre père et fils. Charles avait aussi le têtu Taureau en première maison, qui contribuait à son attitude inflexible.

« Écoute Charles, ai-je soupiré, les lignes de nos mains, et les planètes de notre thème ne décident pas de notre sort. Ce sont des outils que nous pouvons utiliser pour influencer et améliorer notre avenir. Ta main et ton thème montrent que ton père a beaucoup à t’apprendre sur la vie et sur toi-même. C’est à toi de t’ouvrir à ces leçons. »

« Je ne peux pas m’ouvrir à lui, pas après la douleur qu’il m’a causée », a fermement déclaré Charles.

« Les actions et les attitudes de ton père font partie du karma qu’il aura à régler, ai-je poursuivi. Ton propre karma sera largement déterminé par la façon dont tu réagis à la manière dont il t’a traité. Je te suggère d’essayer de le comprendre, de l’aimer et de lui pardonner. Pour toi, c’est le seul moyen d’aller de l’avant. Si tu te concentres sur ce qu’il t’a fait ou ne t’a pas fait, ta colère et ta frustration ne feront qu’augmenter. »

« Je ne pense pas pouvoir surmonter ça », a averti Charles, mais il a accepté de revenir pour une série de séances de coaching. Pendant les deux années suivantes, je l’ai persuadé de commencer à faire régulièrement de la méditation et du yoga. Cela l’a aidé à sonder son cœur et à percevoir ce qui était vraiment important et vraiment bon chez lui et chez les autres. Finalement, il a arrêté de haïr son père, il a trouvé un excellent emploi, il est tombé amoureux et il a fondé une famille.

« Je me suis enfin rendu compte que c’est probablement mon désir intense de me prouver dans les affaires qui a poussé mon père à agir ainsi, m’a confié Charles à notre dernière consultation. Une fois que j’ai pris la responsabilité de mes propres actions, j’ai pu le comprendre, lui pardonner, m’ouvrir à l’amour et reprendre une vie normale. Tu avais raison, Guylaine, mon père a joué un grand rôle dans ma vie. Il m’a appris à aimer et à pardonner, et ça m’a permis de trouver le bonheur. »

Bien des années plus tard, sa sœur ayant secrètement vendu sa part de la société, le père de Charles a perdu le contrôle de son entreprise et a été mis à la porte par les nouveaux propriétaires. Il est venu se plaindre à Charles de la trahison de sa fille, affirmant qu’il ne pouvait pas la comprendre, ne lui pardonnerait jamais et resterait toujours fâché. Charles a réconforté et conseillé son père avec amour et gentillesse. Il a invité son père et sa sœur à des dîners de famille chaque semaine, et il est parvenu à rétablir la paix entre eux et à réunifier la famille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières empreintes de Charles reflètent les grands changements dans son attitude, dans sa manière de voir et dans sa vie. Sa ligne de destinée est devenue plus forte, ce qui révèle qu’il a trouvé son véritable but et qu’il est heureux de le suivre. Une ligne de poorva punya est également apparue. Ce signe rare est l’un des plus favorables en chirologie : il signifie qu’on obtient beaucoup de chance à la suite d’actes vertueux.

 

Mon programme de coaching personnel en chirologie peut vous aider à supprimer les schémas de pensée négatifs ou les habitudes qui vous empêchent de trouver le bonheur. Appelez-nous au 866-428-3799, ou cliquez ici pour prendre rendez-vous ou suivre un programme de coaching avec moi. Nous sommes là pour vous aider.

Le Miracle de Noël : quand l’amour conquiert la culpabilité

Il y a quelques années, la fille de 36 ans de ma cliente de longue date Judith est morte d’un cancer. Comme beaucoup de parents qui survivent à leurs enfants, au décès de sa fille, Judith a été torturée par un sentiment de culpabilité.

« D’une certaine manière, je dois être responsable... J’ai dû faire quelque chose de mal... J’étais une mauvaise mère », m’a avoué Judith en sanglotant pendant une de nos consultations, plus d’un an après l’enterrement de sa fille. Malgré le passage du temps, elle ne parvenait pas à sortir des ténèbres : la torture qu’elle s’imposait l’empêchait d’y voir clair et était également gravée sur sa main non dominante.

La main non dominante, celle que nous n’utilisons pas pour écrire, représente notre subconscient et reflète souvent les sentiments et les émotions que nous avons profondément enfouis et qui peuvent nous nuire ou nous paralyser s’ils ne sont pas apaisés.

En étudiant les empreintes de Judith, j’ai vu que sa ligne de cœur non dominante avait raccourci depuis la mort de sa fille. Cela révélait qu’elle s’empêchait de ressentir ou d’exprimer l’amour. Son cœur plein de culpabilité ne laissait place à rien d’autre. Sa situation a empiré au cours de l’année suivante, et je me faisais du souci au sujet de son bien-être physique, mental et spirituel. Il n’y a aucun mal à pleurer la perte de son enfant, mais fermer son cœur et se détourner du monde pendant si longtemps est carrément néfaste.

Noël approchait et je savais que ce serait un moment particulièrement difficile pour Judith. Je l’ai encouragée à lutter contre sa culpabilité en méditant aussi souvent et aussi profondément que possible et en se concentrant sur l’amour qu’elle éprouvait pour sa fille et sur l’amour de sa fille pour elle.

« Nous devons rallonger ta ligne de cœur, Judith, ou cette culpabilité pourrait te consumer. Guéris-toi en méditant sur l’amour que vous partagiez, le lien que vous continuez à partager. »

Trois mois plus tard, Judith est revenue me voir. J’ai été ravie de voir que ses larmes et ses tourments avaient disparu et que ses yeux avaient retrouvé leur éclat.

« Qu’est-il arrivé, Judith? » ai-je demandé en encrant ses mains pour prendre de nouvelles empreintes.

Elle a souri et m’a dit qu’elle avait suivi mon conseil et avait commencé à méditer tous les jours.

« Au début, les mêmes pensées sombres me venaient à l’esprit, a-t-elle expliqué. C’est ma faute si elle est morte... Je l’ai mise au monde et j’aurais dû la protéger... J’étais une mauvaise mère; j’étais une mauvaise mère! Cela a duré pendant quelques semaines.

« Et puis, le matin de Noël, un miracle s’est produit. J’ai commencé à méditer, mais cette fois au moment où la pensée "je suis une mauvaise mère" m’est venue, l’étagère soutenant ma statue de Bouddha s’est effondrée derrière moi, à grand fracas. Je me suis retournée et j’ai vu une enveloppe en train de voltiger. Je l’avais cachée derrière la statue des années auparavant et je l’avais complètement oubliée. C’était une lettre de ma fille. La première ligne disait : "Maman, tu es une si bonne mère pour moi. Je ne pourrai jamais assez te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi. Je t’aime tellement!" J’ai ressenti un énorme soulagement; à ce moment-là, je me suis juré de ne plus vivre dans le doute et la culpabilité, mais dans l’amour et l’espoir. Je me suis plongée vers l’intérieur pour tenter de rejoindre ma fille, et je l’ai trouvée... ou bien, elle m’a trouvée. »

Lorsque Judith a terminé son récit, nous avons examiné ses nouvelles empreintes et nous avons été surprises de voir qu’en seulement trois mois, la ligne de cœur de sa main non dominante s’était allongée et s’étendait maintenant sur toute la largeur de sa paume.

Je ne pourrai jamais oublier le miracle de Noël de Judith ni la façon dont la chirologie l’a aidée à renouer avec son cœur. Et je ne sous-estimerai jamais le pouvoir de l’amour quand il s’agit de guérir nos souffrances.

 

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